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Un ingénieur au pays de l’entrepreneuriat où comment j’essaye de révolutionner l’éducation en France !

Édumatique pour tous !

Moi Franck Poullain, entrepreneur malgré moi, j’avais le syndrome de celui qui n’osait pas se lancer pour explorer des terres inconnues. Ingénieur de formation et de métier depuis plus de 20 ans, j’ai finalement cédé en créant Scriblette, une petite boîte qui monte et qui a pour mission de changer la vie de millions d’enfants qui, en Europe et à travers le monde, portent chaque jour des cartables trop lourds. L’idée est venue à moi, quand j’ai vu ma fille revenir de sa première année au collège avec son cartable chargé à bloc.

C’était en 2010, juste au moment où l’iPad débarquait dans les rayons. Tout le monde éducatif se mit à penser à remplacer les manuels papiers par des un iPad remplis de manuels numériques. J’étais le seul sans doute à rester dubitatif. Certes l’outil était plein de potentiels, et Apple l’avait agrémenté d’un logiciel de création de contenu, mais je le trouvais mal adapté à un usage scolaire et surtout à un remplacement des cartables par un outil numérique. Utiliser une surface de travail 4 fois moindre que les 2 pages A4 d’un cahier et d’un manuel papier m’interpellait. Je savais que donner une tablette à chaque élève, c’est comme donner un poste de travail à un utilisateur : c’est compliqué à gérer, ça coûte cher, il faut former les gens à son usage, et surtout ça demande du temps.

Mais tout le monde s’est lancé et comme vous le voyez, les mairies, les départements, et les régions ont surenchéri dans les équipements.

Source: http://eduscol.education.fr/numerique/dossier/apprendre/tablette-tactile/politique-enseignement-scolaire/experimentations/carte-experimentations

Mais en y regardant de plus près : 80’000 tablettes pour 12 millions d’élèves en 2014, cela représentait peu de moyens édumatiques.

Il a donc fallu attendre quelques temps avant que nos politiques ne réalisent que l’édumatique coûterait plus cher que l’enseignement sur papier et qu’il fallait y consacrer des moyens conséquents. Il fallait de l’argent pour les supports numériques, pour les contenus numériques, pour la gestion de ces supports et ces contenus numériques, et cerise sur le gâteau, des moyens pour former les enseignants.

Mais jamais à aucun moment, la problématique n’a été abordé sous l’angle du poste de travail. Encore aujourd’hui, les moyens édumatiques viennent en complément, ou en enrichissement des moyens existants. La tablette n’a pas remplacé le cartable. Le cartable sort vainqueur.

Dans un contexte de digitalisation et d’initiatives prises, notamment par le gouvernement François Hollande, il semble qu’il soit encore difficile de convaincre et d’encourager les établissements scolaires et les départements à souscrire au plan numérique pour l’éducation et ainsi obtenir des subventions. À la rentrée 2018, 2,6 millions d’élèves en collège devaient avoir été équipés d’une tablette. À la rentrée 2017, ils ne seront que 600’000 (source : http://www.gouvernement.fr/conseil-des-ministres/2017-03-01/le-plan-numerique-pour-l-education). De l’argent… mais pour quoi faire ?

Pour être en phase avec les ados, qui ont chacun leur téléphone intelligent, à quelques exceptions près, nous proposons qu’ils aient chacun leur poste de travail édumatique pour étudier avec un outil en phase avec leur temps. Révolutionnons l’éducation en la faisant éducation 2.0. Avant il y avait le papier, la trousse, le compas, maintenant, il y a le papier électronique et le stylet qui ne restent plus à l’école, que l’élève emmène partout, chez lui, en vacances, et qu’il peut utiliser pour prendre des notes, lire et parcourir Internet. C’est son poste, tout comme c’est son téléphone, ce n’est plus celui de l’école. C’est son espace personnel.

Un poste de travail moderne où il n’y a pas que des manuels mais aussi ses cahiers, le client de messagerie, l’accès à Internet, et son espace personnel de stockage sur Internet. L’élève apprend avec un outil qui lui est familier, comparable à son téléphone intelligent, mais dédié aux études. Il a désormais du plaisir à étudier et donc de la motivation. Il apprend mieux et plus vite avec un moyen de communication moderne, en réseau avec ses camarades. L’école devient son réseau social et la Scriblette son cartable.

Et comme pour son téléphone intelligent, la scriblette est louée pendant toute l’année scolaire pour un accès permanent au contenu pédagogique !

Cerise sur le gâteau : l’élève se familiarise avec un outil semblable aux outils qu’il manipulera quotidiennement dans sa vie professionnelle. Ainsi, il se prépare au bon usage des outils informatiques d’entreprise 2.0. La scriblette est l’outil de transformation digitale de l’école par excellence.

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